Accompagner la périménopause et la ménopause avec la naturopathie

La ménopause ou la période la précédant peut être une période très compliquée à vivre pour certaines femmes, tant les transformations peuvent être importantes, à la fois sur le plan physique mais aussi sur le plan psychique. Voyons ensemble quels sont les symptômes possibles ainsi que les causes et aussi (surtout !), ce que l’on peut essayer afin de traverser cette période dans les meilleures conditions possibles.
La ménopause, c’est quoi ?
On définit la ménopause comme l’arrêt définitif des règles depuis plus de un an. Ce processus peut mettre plusieurs années à s’installer, on parle alors de préménopause ou périménopause (= période de la préménopause + 1 an après l’arrêt des règles). L’âge moyen en France pour la ménopause est de 48 à 52 ans.
Lors de la préménopause, les ovaires, nos organes producteurs d’hormones sexuelles, répondent moins bien aux stimulations hypophysaires, leur demandant de produire oestrogènes et progestérone par l’intermédiaire de la LH et la FSH (hormones fabriquées par l’hypophyse). Dès lors, le cycle menstruel, qui jusqu’à présent était bien régulé, devient de plus en plus erratique puisque les messagers chimiques lui donnant l’ordre de fonctionner ne sont plus envoyés ou mal décodés.
Les oestrogènes et la progestérone sont des hormones sexuelles fabriquées par les ovaires. Leurs rôles sont très nombreux, comme nous allons le voir, et leur fluctuation au cours du cycle hormonal répond à une potentielle future nidation. La périménopause marque le début de l’arrêt de ces sécrétions et c’est une période pendant laquelle elles peuvent être erratiques et aléatoires. Ce sont ces fluctuations qui sont en cause dans les symptômes particulièrement gênants de la périménopause.
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Symptômes les plus courants
Les symptômes les plus courants de la ménopause sont les suivants :
- espacement des règles
- ménométrorragies (saignements abondants pendant les règles, saignements entre les règles)
- bouffées de chaleur, surtout la nuit
- Humeur instable, irritabilité sans raison
- Insomnies (en lien ou pas avec les bouffées de chaleur)
- Tension mammaires
- Baisse de la libido
- Maux de tête
- Ventre ballonné, gonflé, voire constipation
- Prise de poids
- Sécheresse cutanée, vaginale
- Risque accru d’ostéoporose (fragilité des os)
- Déséquilibre cardiovasculaire, surtout au niveau du cholestérol
Voilà une belle liste de réjouissances, n’est-ce pas ? Heureusement, voici quelques “trucs” que vous pourrez tester, afin de pallier ces différents désagréments.

Conseils alimentaires et d’hygiène de vie
En première intention, pour limiter les désagréments de la ménopause et notamment les bouffées de chaleur, voici quelques conseils :
- limitez votre consommation d’épices, de café, d’alcool et de tabac
- maîtrisez dans la mesure du possible les montées de stress : pratiquez autant que possible des respirations lentes et profondes, pourquoi pas des méditations. Ayez recours aux plantes calmantes ou aux huiles essentielles (valériane, passiflore, fleur d’oranger, lavande, camomille romaine … par exemple)
- pratiquez régulièrement une activité physique adaptée à votre condition (idéalement 1 jour sur 2 donc 3 à 4 fois par semaine)
- au niveau alimentaire, des repas inspirés du régime méditerranéen seront les plus adaptés pendant cette période : poissons gras et blancs, oeufs, volaille, légumes et fruits, omégas 3 sous forme de noix, graines et huiles, laitages en faible quantité et surtout à base de laits de chèvre/brebis.
La micronutrition peut également nous être d’une grande aide. Voici quelques micronutriments sur lesquels on pourra insister :
- les oméga 3 : pour leur action anti-inflammatoire et pour contribuer à l’équilibre du ratio oméga 6/oméga 3. On trouve les oméga 3 dans les poissons gras, les produits de volaille labellisés “bleu-blanc-coeur”, les graines (lin, chia), les noix, l’huile de colza/lin/noix/cameline …
- l’acide gamma-linolénique (famille des oméga 6) que l’on trouve dans les huiles d’onagre et de bourrache : pour leur action sur l’hydratation des muqueuses et pour atténuer les symptômes pré-menstruels et de péri-ménopause (surtout onagre).
- des anti-oxydants (sélénium, zinc, vitamines C et E, caroténoïdes, polyphénols, co-enzyme Q10 …) que l’on peut facilement trouver dans une alimentation colorée (fruits et légumes), variée et équilibrée (protéines animales et végétales, féculents complets et semi-complets, graines et fruits à coques).

L’accompagnement par les plantes
Les phyto-oestrogènes
Ce sont des plantes qui permettent de pallier ponctuellement au manque d’oestrogènes, responsable de la plupart des symptômes cités ci-dessus. De plus, une carence en oestrogènes peut être aussi à l’origine d’une hyper-progestéronémie, c’est à dire d’un excès de progestérone. Cette dernière étant globalement une hormone plutôt “calmante” sur tous les plans, on comprend qu’un déséquilibre peut causer des problèmes et notamment :
- Maux tête, migraines, nausées
- Agressivité, irritabilité, anxiété
- Somnolence diurne, manque d’énergie
- Cycles raccourcis
- Règles hémorragiques
- Seins douloureux, volumineux, lourds
- …
Les phyto-oestrogènes permettent de réduire les bouffées de chaleur, la sécheresse des muqueuses ; ils sont également recommandés pour prévenir l’ostéoporose, les accidents cardio-vasculaires (plus fréquents à la ménopause), le déclin cognitif.
Dans l’alimentation, on les trouve surtout dans les produits à base de fèves de soja mais aussi dans les graines de lin, les pousses d’alfalfa (luzerne).
On trouve également des phyto-oestrogènes dans la phytothérapie et notamment :
- Soja : bouffées de chaleur, ostéoporose
- Sauge : antioxydante, anxiolytique, antisudorale, sueurs nocturnes. Attention en phytothérapie on utilise plutôt la sauge officinale tandis qu’en huile essentielle, ce sera la sauge sclarée.
- Trèfle rouge : bouffées chaleur, dépression, nervosité, sécheresses, sommeil, ostéoporose
- Actée à grappes noires (cimicifuge)
- Mais aussi : gattilier, yam, lin, luzerne, houblon …
Ces plantes se prennent habituellement sous forme d’extraits fluides, de gélules, de teinture-mère ou d’ampoules. Faites-vous conseiller pour trouver la plante et la forme galénique les plus adaptées à vos besoins.
Prudence en cas d’antécédent personnel ou familial de cancer-hormono-dépendant (sein, ovaire, utérus …). Certaines plantes sont également déconseillées en cas de dérèglement de la thyroïde (hypo ou hyper).

La gemmothérapie
C’est une branche de la phytothérapie, qui utilise les bourgeons des plantes, dilués entre 20 et 200 fois (on se rapproche donc de la teinture-mère et de l’homéopathie).
L’intérêt de cette approche réside dans le fait de pouvoir bénéficier du “totum” de la plante (concentré de toutes ses propriétés) tout en ayant une concentration faible, donc parfait en accompagnement d’un problème chronique et/ou chez les sujets fragiles.
Les deux plantes les plus indiquées en gemmothérapie dans les contextes péri-ménopausiques sont l’airelle (Vaccinium vitis idaea) et le framboisier (Rubus idaeus). La gemmothérapie se prend en-dehors des repas.
Les huiles essentielles
On peut recourir à l’aromathérapie pour accompagner notamment la fragilité de l’état émotionnel à la ménopause. Je vous propose deux huiles essentielles utiles dans ce cadre :
- Angélique (Angelica archangelica) : on distille ses racines qui présentent des propriétés connues depuis l’Antiquité pour apaiser le système nerveux et la peur de l’inconnu. Son odeur est assez particulière, si elle ne vous convient pas vous pouvez aussi tenter l’oléorésine suivante:
- Vanille (Vanilla planifolia) : ce n’est pas à proprement parler une huile essentielle, mais peu nous importe, l’utilisation est la même ! Elle est très apaisante et relaxante, elle offre un sentiment de sécurité, ce qui sera fort utile en cette phase de transition qu’est la ménopause. Pour ne rien gâcher, elle est aphrodisiaque !
Enfin, la sauge sclarée (salvia sclarea) possède, sous la forme d’huile essentielle, de remarquables propriétés de régulation du cycle menstruel et des symptômes de la périménopause.
Comme pour la sauge officinale en phytothérapie, on l’utilisera avec prudence chez les femmes ayant des antécédents personnels ou familiaux de cancers hormonaux-dépendants.
J’espère que ces différents conseils vous aideront à traverser le plus sereinement possible cette période parfois mouvementée !

