Soulager le syndrome prémenstruel (SPM) avec la phytothérapie

Les troubles menstruels sont malheureusement très répandus auprès des femmes en âge de procréer. Encore très tabous dans notre société, ils peuvent être particulièrement handicapants pour celles qui subissent régulièrement le syndrome prémenstruel (SPM). Heureusement, Dame Nature est là pour nous aider ! Je vous livre dans cet article quelques pistes issues de la phytothérapie à explorer pour vous soulager. En espérant qu’elles puissent vous aider si vous en souffrez !
Avertissement : cet article vous fait part de pistes “naturelles” pour vous aider à gérer la période prémenstruelle. Il ne vous dispense en aucun cas de consulter votre médecin ni de prendre les traitements qui vous ont éventuellement été prescrits.
Troubles prémenstruels & SPM: de quoi parle t-on ?
Il s’agit d’un ensemble de symptômes physiques et psychiques, qui surviennent dans la période précédant les règles et qui peuvent perdurer pendant les premiers jours des menstruations. Parmi ces symptômes, voici les plus classiques :
- des crampes abdominales
- des douleurs pelviennes, lombaires
- un gonflement des seins, voire une congestion douloureuse
- un gonflement aqueux du reste du corps, avec prise de poids (1 à 3 kg selon les femmes) : ballonnement abdominal, jambes lourdes, visage bouffi
- une poussée d’acné
- des troubles du transit, les plus classiques étant : constipation en période prémenstruelle puis diarrhée pendant les règles
- une fatigue profonde, physique mais aussi psychique
- des troubles du sommeil (insomnies nocturnes principalement)
- des troubles du comportement : irritabilité, agressivité, instabilité émotionnelle, troubles de la libido, compulsions alimentaires (surtout le sucre !)
Si vous êtes concernée par plusieurs de ces symptômes, survenant depuis plus de trois cycles, vous êtes sujette au SPM (syndrome prémenstruel). Quel doux acronyme pour autant de souffrances … Lisez vite ce qui suit, j’espère qu’au moins l’une des pistes proposées pourra vous soulager.
Comment soutenir La Sportive Outdoor?
L'une des façons de nous soutenir est de faire vos achats via nos sites partenaires.
L'idée n'est évidemment pas de vous pousser à la consommation: n'achetez que ce dont vous avez besoin mais, lorsque vous le faites, passer par nos liens nous aide car nous touchons ainsi une petite commission sans aucun coût supplémentaire pour vous.
Vous pouvez par exemple en ajouter certains en favoris pour vos prochains achats. Pensez à accepter les cookies de nos partenaires dès l’arrivée sur leur site.
- i-Run: jusqu'à -50% pour les soldes
- Alltricks: jusqu'à -50% pendant les soldes
- Ekosport: jusqu'à -70% pour les soldes
- Intersport: jusqu'à -50% pour les soldes
- Alpinstore: jusqu'à -70% pour les soldes
- Compressport: jusqu'à -50% pour les soldes
- Decathlon: plein de produits en solde
- Tonton Outdoor: jusqu'à -70% pour les soldes
- Lyophilisé.fr: jusqu'à -40% pour les soldes
- Andros sport: frais de port offerts avec le code SPORT24
- Ekoi: jusqu'à -70% pour les soldes
Pour plus de façons de nous soutenir, c'est ici.

Mais d’où viennent ces troubles ?
Sans trop rentrer dans les détails, sachez que vos cycles menstruels sont régis par deux hormones sexuelles : les oestrogènes et la progestérone.
En première moitié de cycle, les oestrogènes dominent (jusqu’à l’ovulation). Ensuite, la progestérone prend le relais (afin de préparer une éventuelle nidation). S’il n’y a pas fécondation, la progestérone baisse à partir du 20ème jour (pour un cycle moyen de 28 jours). C’est là que les ennuis commencent, puisque cette hormone permet (un peu par principe de vases communicants) de contrebalancer les effets des oestrogènes, effets décrits dans le paragraphe précédent !
Le SPM est donc un signe d’hyperoestrogénie relative, par manque de progestérone. On comprend donc que l’on va aller vers des plantes dites “progestérone-like” (qui agissent comme la progestérone) pour les soulager.

Des facteurs de prédisposition
Soyez attentive à votre hygiène de vie ! Certains facteurs peuvent accentuer un terrain déjà favorable aux SPM :
- prudence sur les viandes rouges, charcuteries, fromages et sucres : ils peuvent avoir tendance à augmenter le terrain inflammatoire
- pratiquez régulièrement une activité physique (a priori, si vous lisez cet article, c’est votre cas !)
- arrêtez de fumer ou limitez fortement votre consommation
- limitez également votre consommation de café et d’alcool
- dormez correctement ou faites-vous accompagner si ce n’est pas le cas
- gérez votre stress au quotidien (il ne s’agit pas de le supprimer – impossible ! – mais de bien le vivre)
Pistes de solutions en phytothérapie
La phytothérapie rassemble un ensemble de solutions à base de plantes, dont les techniques diffèrent : l’herboristerie, l’aromathérapie, la gemmothérapie, la phytothérapie chinoise, …. Voyons ensemble quelques remèdes courants :
- le Gattilier (Vitex agnus-castus) : c’est un progestérone-like, il va donc venir contrer les effets d’une surcharge en oestrogènes. Je constate une très bonne efficacité chez beaucoup de femmes ! Attention cependant : il peut être anaphrodisiaque 😉 Optez pour des gélules de plante sèche, un extrait fluide ou une teinture mère. Il n’y a a priori pas d’interférence avec les contraceptifs oraux.
- L’Achillée Millefeuille (Achillea millefolium) : également progestérone-like, elle est aussi anti-inflammatoire, spasmolytique (diminue les spasmes) et emménagogue (déclenche les règles). Point intéressant pour celles qui en souffrent : c’est aussi une plante digestive. On peut l’utiliser sous forme de tisane ou d’extrait fluide; elle sera surtout intéressante pour les femmes sujettes aux spasmes utérins et intestinaux.
- L’Alchémille (Alchemilla vulgaris) : c’est également une plante progestérone-like, elle est anti-hémorragique donc très utile chez les femmes présentant des règles abondantes mais aussi des leucorrhées (pertes blanches). On la prendra de préférence en seconde moitié de cycle, toujours sous forme d’extrait fluide ou de gélules de plante sèche.
- L’Armoise (Artemisia vulgaris) est une plante emménagogue (favorise l’apparition des règles), spasmolytique et régulatrice des menstruations. Je la trouve très efficace chez les jeunes filles et jeunes femmes. C’est une plante peu courante dans la pharmacopée française, je la trouve cependant sous forme d’extrait fluide, à prendre à raison d’1 mL par jour en-dehors des règles, et plutôt 2 à 3 mL (en fonction de la sensibilité) une semaine avant les règles, jusqu’à la fin des symptômes.
- Le Framboisier (Rubus idaeus) est traditionnellement utilisé sous forme de gemmothérapie (une branche de la phytothérapie qui utilise les bourgeons de la plante, macérés dans de la glycérine) ; c’est un formidable régulateur hormonal. C’est une approche très douce mais assez lente, qui peut convenir chez les femmes les plus sensibles et réactives. Ce sont des gouttes à prendre tous les jours, 3 semaines sur 4 (arrêt pendant les règles si possible).


Pistes de solution en aromathérapie
En aromathérapie, on utilisera les huiles essentielles par voie externe (sur la peau et en inhalation), principalement pour soulager les symptômes mais aussi en traitement de fond. Voici quelques huiles de référence dans l’accompagnement du SPM :
- Sauge sclarée (Salvia sclarea) : c’est une oestrogène-like, elle sera surtout utile en cas de règles douloureuses. On l’utilise diluée (à raison de 2 gouttes diluées dans 2 gouttes d’une huile végétale comme l’amande douce, les noyaux d’abricot, le jojoba … ou l’huile d’olive si vous n’avez rien d’autre !), en massage sur le bas-ventre, pendant les règles. Attention : elle est contre-indiquée chez les personnes présentant des antécédents de cancers hormono-dépendants.
- Estragon (Artemisia dracunculus) ou Basilic tropical (Ocinum basilicum var. basilicum) : ces deux huiles essentielles se ressemblent beaucoup. Elles sont fortement antispasmodiques et seront donc très utiles dans la gestion de la douleur, pourquoi pas en association avec la sauge sclarée. Si vous souffrez par ailleurs de troubles digestifs, elles sont clairement faites pour vous ! Massez-vous le bas-ventre avec l’une de ces deux huiles, toujours diluées (environ 2 gouttes pour 4 à 5 gouttes d’huile végétale), plusieurs fois par jour.
- Ylang-ylang (Cananga odorata) : si vous ne connaissez pas cette huile essentielle, elle est à tester d’urgence ! Son parfum des îles vous fera voyager sans bouger de chez vous ! Elle présente par ailleurs des propriétés antispasmodiques, relaxantes du système nerveux ; elle est également aphrodisiaque et invite au lâcher-prise. On la prendra volontiers si l’on vit mal son SPM sur le plan psychologique. Vous pouvez l’utiliser à même le flacon, mais aussi en massage (2 à 3 gouttes dans 5 gouttes d’huile végétale) sur le plexus solaire pour relâcher les tensions, ou sur le bas-ventre.
Attention!
Vérifiez toujours avec un thérapeute formé la compatibilité de ces différentes plantes avec un éventuel traitement ou une pathologie dont vous pourriez souffrir. Évitez toutes ces plantes en cas de grossesse, d’allaitement ou de suspicion de grossesse.
Un traitement naturel sur plusieurs mois
Soyez persévérante, en phytothérapie les effets sont souvent plus longs à se faire sentir qu’en allopathie. Selon les femmes, il faudra poursuivre le traitement entre 1 à 3 mois pour commencer à ressentir les bienfaits.
Si la ou les plantes utilisées ne fonctionnent pas, ne baissez pas les bras et tentez-en une autre. J’observe en effet tous les jours en consultation des résultats surprenants, avec un plante “A” qui sera très efficace chez une partie de mes consultants, mais pas du tout chez d’autres ; alors que la plante “B” conviendra très bien à ces autres personnes. Nous sommes toutes différentes !
Voici donc quelques pistes qui vous aideront, je l’espère, à mieux vivre vos troubles prémenstruels grâce aux plantes. N’hésitez pas à nous faire des retours si ces conseils vous ont aidée, ou si vous avez d’autres pistes à partager !
Bibliographie
- Secrets d’une herboriste. Marie-Antoinette Mulot, éditions du Dauphin, 2015
- Dictionnaire des plantes médicinales et vénéneuses de France. Paul Fournier, éditions Omnibus, 2010
- Livre des bonnes herbes. Pierre Lieutaghi, Actes Sud, 1999
- Précis de phytothérapie : Essai de thérapeutique par les plantes françaises. Henri Leclerc, Masson et Cie Editeurs, 1935
- La phytothérapie : Se soigner par les plantes. Docteur Jean Valnet, Hachette, 1968
- La santé à la pharmacie du Bon Dieu. Maria Trében, Ennsthaler, 2000
- En bonne santé avec les plantes des Vosges et d’ailleurs, Christiane et Elisabeth Busser, La Nuée Bleue, 2009
- Aromathérapie pour les soignants, Anne-Laure Jaffrelo, Dunod, 2020
- Femme Essentielle, Dr. Aude Maillard, Tana, 2019
- L’alimentation ou la troisième médecine, Jean Seignalet, Editions du Rocher, 2012 (5ème édition)

