Physiologie de la femme par rapport à l’homme – Quelles différences?

Mise à jour le 12/02/2025
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Quelles sont les différences physiologiques entre la femme et l'homme? Loin de nous l'idée de faire un article exhaustif, mais voici quelques clés de compréhension pour mieux connaître votre corps de femmes!

Chloé Kappler
Chloé Kappler
Chloé est entraîneur en trail running en Isère et pratique différents sports outdoor. Passionnée par l'entraînement, elle aime partager ses connaissances et proposer un suivi adapté aux spécificités féminines. Elle à notamment écrit un mémoire intitulé “Comment peut-on adapter l’entraînement au cycle menstruel féminin ?”.

Composition corporelle

Femme et homme diffèrent sur leur composition corporelle. La taille de notre buste est plus petit, mais nos jambes sont plus grandes.

Les femmes ont une masse grasse plus importante d’environ 10%, une masse musculaire (masse maigre) plus faible d’environ 10% et un volume osseux plus faible. L’épaisseur cartilagineuse, la surface articulaire et la section des tendons sont également plus faibles chez les femmes. Chez la femme, sous l’effet des hormones, les graisses sont essentiellement stockées au niveau des hanches. 

La poitrine peut entraîner des petits problèmes, au niveau des frottements notamment. Il est important d’avoir un soutien gorge de sport bien adapté à sa morphologie.

Les pieds des hommes et des femmes diffèrent au niveau de leur taille, leur forme, dans la répartition du poids et de la structure des os et des articulations. Généralement, les hommes ont des pieds plus grands que les femmes. Nos pieds sont généralement plus étroits et plus courbés avec un arc plantaire plus prononcé. Cette différence de largeur et de forme peut influencer la répartition des pressions exercées sur le pied pendant la marche et la course. La distribution des forces est aussi différente. Notre centre de gravité plus bas impact notre pose de pied qui formerait un angle plus prononcé par rapport à l’axe du corps, influençant la stabilité.

Biomécanique

Notre foulée et notre biomécanique des membres inférieurs (cuisses, genoux, mollets, chevilles et pieds) sont différentes de celles des hommes. Elle est impactée par nos hanches qui sont plus larges pour permettre l’accouchement avec l’arrivée d’un nouveau-né. Cette largeur de hanche nous rend plus susceptibles d’avoir les genoux en forme de “X”. C’est-à-dire, avoir une posture où les genoux sont tournés vers l’intérieur, formant la forme d’un « X » lorsqu’on regarde la personne de face. Cela peut provoquer des usures prématurées du cartilage et augmenter le risque de blessures musculaires, tendineuses ou ligamentaires.

On est aussi plus susceptibles de développer certaines blessures, comme les entorses du genou, des problèmes liés au ligament croisé antérieur (LCA) et des pathologies de la cheville et du pied.

Le renforcement des muscles autour des genoux, des hanches et des cuisses (comme les quadriceps et les abducteurs) peut toutefois aider à améliorer l’alignement et à réduire les risques de blessures et douleurs.

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Coeur et oxygénation

Les femmes ont des cavités cardiaques plus petites, donc moins de volume cardiaque, ce qui fait que le débit cardiaque est plus faible. Chez la femme, le volume sanguin est plus faible ce qui induit une VO2 max (volume d’oxygène maximale que l’organisme peut utiliser par unité de temps) plus faible d’environ 10-15%. Toutefois, si on le rapporte au poids (Kg), le VO2max chez la femme est finalement peu inférieure par rapport à celle l’homme

Notre pression artérielle est plus basse et notre fréquence cardiaque maximale est moins élevée. 

La capacité d’oxygénation de nos muscles est moins importante car le transport de l’oxygène dans le sang est moins bon. Notre taux d’hémoglobine qui joue un rôle fondamental dans le transport de l’oxygène et du dioxyde de carbone dans le corps humain, se trouve autour de 12 g/dL alors que chez les hommes le taux est autour de 15-16 g/dL. Cette différence implique plus de risque d’anémie et de carence en fer chez les femmes. A cela s’ajoutent les menstruations qui surviennent tous les mois. Faites attention à votre taux de Fer !

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Performance Hommes/Femmes

Sur le plan constitutionnel, l’homme semble être plus apte à réaliser des performances dans des sports nécessitant de la force, de la puissance et de la vitesse. La femme, par son morphotype, est plus apte à réaliser des sports nécessitant de la souplesse et des pratiques de très longue durée. C’est grâce au fait que nous possédons plus de fibres lentes (type I) (51% contre 46% pour les hommes) que de fibres rapides (type II).

Notre capacité à oxyder (brûler) les lipides (graisses) est deux fois plus importante que celle des hommes. Ceci nous permet ainsi de préserver l’énergie stockée dans nos muscles (notre glycogène musculaire). Il en ressort que les femmes utilisent plus de lipides, moins de glucides et moins de protéines durant un effort d’endurance

Notre puissance (force/vitesse) est donc inférieure à celle des hommes mais, sur les efforts d’endurance, plus la distance est longue, plus les femmes pourront se rapprocher des performances des hommes. 

La physiologie des femmes est donc plus favorable aux efforts longs et celle des hommes à la puissance.

Nos hormones

La sécrétion de testostérone est 15 à 20 fois plus élevée chez les hommes et cette sécrétion est continue. Elle ne subit pas de variation comme nos hormones pendant notre cycle menstruel.

Le cycle hormonal de la femme a une influence sur l’hydratation des tendons et sur leur résistance. Nos ligaments sont laxes mais possèdent la même résistance.