Nathalie Baillon – D’ingénieure à ultra-cycliste

Dans cette interview, Nathalie Baillon, aventurière à vélo, ultra-cycliste, plusieurs fois vainqueure de courses d'ultra et détentrice du record de la traversée d'Europe du Sud au Nord, nous parle de son parcours hors normes. Comment est née sa passion pour l’ultra? Comment on devient aventurière à vélo? A quoi ressemble son quotidien?
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Bienvenue, Nathalie ! Est-ce que tu peux te présenter ?
Oui, bien sûr ! Alors, du coup, je suis cycliste longue distance, comme tu l’as dit, et je vis en Isère, près de Grenoble. Je suis passionnée de voyages et de sports outdoor, et plus particulièrement de vélo. Initialement, j’ai une formation d’ingénieure en développement logiciel, mais depuis deux ans, je suis à mon compte et je vis de ma passion.
La découverte de l’ultra-cyclisme
Un sacré changement, donc ! Comment ça t’est venu, en fait ? Comment as-tu découvert l’ultra-cyclisme ?
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En fait, ça s’est fait suite à un voyage à vélo en Nouvelle-Zélande. À ce moment-là, j’avais quitté mon travail d’ingénieur à Munich et je suis partie sur un trip avec mon compagnon de l’époque. Sur place, j’ai rencontré des gens qui participaient à une traversée, le Tour Aoteaora, une épreuve où ils devaient parcourir le pays du nord au sud le plus rapidement possible. Nous, on avait mis deux ou trois mois pour traverser la Nouvelle-Zélande, mais eux faisaient ça en deux semaines, avec des sacoches super légères.
Ça m’a inspirée, j’ai trouvé ça trop cool, et je me suis dit que j’avais envie d’essayer. Moi, j’avais des sacoches super lourdes, un vélo de 45-50 kilos, et j’arrêtais pas de péter des rayons parce que j’étais trop chargée. Comme beaucoup de débutants, j’avais trop pris de choses. Alors, ce style minimaliste m’a bien plu. En rentrant en France, j’ai regardé ce qui se faisait dans le domaine de l’ultra et j’ai décidé de me lancer.
Alors, tu t’es lancée ! Après la Nouvelle-Zélande, quelle a été ta première expérience en ultra ?
J’ai commencé par la Borders of Belgium, qui n’est pas une course en soi, mais un brevet, un peu dans l’esprit de Paris-Brest-Paris. Ce sont des épreuves où l’on a un certain temps pour faire une distance. Là, il fallait parcourir 1000 kilomètres en moins de 72 heures. Je me suis acheté une sacoche et je me suis lancée là-dedans, quelques mois après être rentrée de Nouvelle-Zélande. Franchement, je ne connaissais pas grand-chose, donc, sur la ligne de départ, je demandais aux autres comment ils faisaient pour manger, pour dormir… J’ai appris sur le tas.
C’était un peu différent des courses cyclistes, car les gens s’arrêtaient longtemps pour manger, ce qui me perturbait un peu. À mes yeux, il était plus efficace de dormir deux heures et de manger rapidement. Leur objectif était plus de terminer dans les temps, alors que moi, j’étais dans une logique d’optimisation du temps.
Ensuite, je me suis lancée directement sur la Race Across France : 2500 kilomètres ! Puisque ça s’appelait Race Across France, je voulais traverser toute la France et pas seulement une partie. Je me disais que ce serait juste une grande balade à vélo. Mais en réalité, j’ai eu des douleurs de selle horribles, des problèmes de genoux, des soucis digestifs, et des problèmes avec le matériel. C’était une expérience difficile. Sur le coup, je ne savais pas si je recommencerais, je me demandais même si c’était vraiment pour moi. Finalement, je suis allée plus loin. Mais je me dis que si c’était à refaire, j’irais sans doute un peu plus progressivement.


Oui, c’est ce que je voulais te demander justement ! Quand je t’ai posé la question de ta première expérience après la Nouvelle-Zélande, je pensais que tu allais dire que tu avais fait 200 ou 300 kilomètres, pas 1000 ! Tu n’as pas du tout commencé progressivement ! Est-ce que tu avais déjà une bonne expérience à vélo avant de te lancer dans l’ultra, même sans parler de longues distances ?
Oui, j’ai commencé le vélo vers 15 ans, à l’adolescence. J’ai tout de suite été passionnée, mais je roulais beaucoup moins qu’aujourd’hui. C’était assez régulier, mais il y avait des phases où je ne roulais pas du tout. J’aimais beaucoup voyager, mais le vélo, c’était plus rare. J’avais un peu peur de voyager à vélo, je trouvais ça compliqué. Quand je partais, c’était plutôt à pied. Et puis, je faisais des stages à l’étranger, mais je ne prenais pas mon vélo. Comme beaucoup de débutants, on s’imagine que c’est compliqué, alors qu’au final, ça ne l’est pas tant que ça. Quand j’étais en France, pendant mes études, le vélo a toujours été assez présent.
Et le sport en général, c’était important pour toi, que ce soit le vélo ou autre chose ?
Oui, complètement ! J’ai toujours aimé les sports outdoor, ça m’a d’ailleurs beaucoup aidée car j’étais très timide. Les sports collectifs, c’était compliqué pour moi, de même que les sports de représentation, comme la danse. Impossible pour moi de m’exposer devant un public. Mais avec le vélo, c’était différent. Ça a été une libération : je pouvais progresser à mon rythme, sans jugement, sans me sentir observée. Et puis, au début, je roulais beaucoup avec mon père, ce qui apportait une figure rassurante.
Et qu’est-ce qui t’a attirée vers l’ultra-cyclisme ? En Nouvelle-Zélande, tu as vu des gens voyager léger, mais on peut voyager léger sans faire 2500 kilomètres ! Qu’est-ce qui t’a donné envie de t’y mettre ?
Je crois que c’est le désir de me dépasser, de voir ce dont j’étais capable. J’ai toujours été attirée par l’aventure, même si, à cause de ma timidité, on m’a souvent dit que je n’y arriverais pas, que je serais trop effrayée. J’avais besoin de me prouver que j’en étais capable. J’ai toujours aimé les récits d’aventuriers, découvrir d’autres pays, d’autres cultures, et l’ultra-cyclisme m’a permis d’allier ça à une performance personnelle. À l’époque, je n’étais pas du tout compétitive, peut-être par manque de confiance en moi, mais j’avais cette envie de progresser, de devenir meilleure. L’ultra, c’est un mélange d’aventure et de performance, et c’est ce que j’aime. »


La reconversion professionnelle
Super ! À quel moment as-tu réalisé que tu voulais en faire ton métier ? Ta passion a grandi, et puis tu as carrément arrêté ton métier d’ingénieure pour te consacrer au vélo à temps plein…
Au départ, je n’imaginais pas pouvoir vivre du vélo. Ce n’était pas programmé. Mais j’étais passionnée. Après mon voyage en Nouvelle-Zélande, je suis rentrée en France et j’ai trouvé un travail à Grenoble pour être près des montagnes et continuer à faire des sports outdoor. Je fais aussi un peu de sports d’hiver. Puis j’ai commencé à faire de l’ultra en parallèle de mon travail salarié, et j’ai rapidement eu de bons résultats.
Au début, je gagnais souvent chez les femmes, il y avait moins de compétition qu’aujourd’hui. Et je faisais régulièrement des top 10, voire des secondes places au classement général. J’ai attiré l’attention des sponsors. Puis, pendant les confinements, j’ai traversé une période compliquée, un passage dépressif, car je ne pouvais plus pratiquer le vélo comme je le voulais.
J’ai donc décidé de quitter mon emploi et de réfléchir à une reconversion. C’est là qu’un premier sponsor m’a proposé un partenariat financier, insuffisant pour en vivre, mais ça m’a montré qu’il y avait peut-être quelque chose à construire dans le vélo. Alors, j’ai créé mon entreprise, et depuis, j’ai diversifié mes activités : un peu de coaching, de la promotion d’événements, la participation à des stages, comme ceux aux Terrasses du Lac où l’on organise des stages féminins, de l’écriture d’articles, notamment pour La Sportive Outdoor, mais aussi pour des magazines comme L’échappée vélo. Bref, j’ai un panel d’activités, mais toujours dans le monde du vélo.
Et quels ont été les plus gros défis dans cette reconversion ?
Le plus dur a été de me retrouver un peu seule, sans réel accompagnement. Il y a énormément d’aspects à gérer : toute la partie community management, par exemple, pour se faire connaître, gérer ses réseaux sociaux, faire de l’auto-promotion. Ensuite, il faut gérer le budget, trouver des fonds, démarcher les marques… C’est un défi, surtout quand on est timide et introvertie. À l’école, on nous apprend surtout à devenir de bons salariés, pas vraiment à entreprendre. Donc, il y a tout un monde à découvrir. Mais c’est aussi très enrichissant.


Le quotidien d’une ultra-cycliste
Oui, je partage totalement ! Maintenant, parlons de ton quotidien d’ultra-cycliste : cela m’intrigue. On ne se lance pas dans le cyclisme longue distance du jour au lendemain. Il faut une préparation importante. Peux-tu nous parler de ton entraînement, sur les plans physique et mental ?
Alors, je n’ai ni préparateur physique, ni préparateur mental. Là encore, je suis un peu seule. Mais je suis passionnée d’entraînement, j’ai lu beaucoup de livres sur le sujet, donc je sais comment m’entraîner. En plus, j’adore rouler, et ça aide beaucoup pour l’ultra. Ensuite, je fais beaucoup de voyages à vélo, ce qui prépare bien : en ultra, on rencontre les mêmes galères qu’en voyage, que ce soit la météo capricieuse ou les soucis mécaniques. Je m’entraîne aussi beaucoup au feeling, avec des variations d’intensité. On dit souvent qu’en ultra, il ne faut jamais s’arrêter ; c’est vrai en partie, mais pouvoir rouler plus vite sans trop s’arrêter, c’est encore mieux. Donc, il faut travailler sa vitesse aussi, pas juste l’endurance.
Avant, je participais à des courses de route d’environ 800 à 1200 kilomètres, qui se bouclent rapidement, en moins de trois jours pour les meilleurs. Dans ce cas-là, on optimise le temps sans vraiment s’arrêter. Mais sur des courses plus longues, il y a tout un aspect logistique à prendre en compte : le sommeil, la stratégie… Je me connais bien maintenant, donc je fais beaucoup de volume quand je suis en forme, puis j’alterne avec des moments de récupération et d’intensité. Et si je me sens fatiguée ou démotivée, je calme un peu le rythme. Je m’adapte vraiment.
Tu t’écoutes beaucoup et tu adaptes en fonction de ce que tu ressens. Et fais-tu d’autres sports en complément ? Du renforcement musculaire, par exemple ?
Pas tellement, en fait. Avant les confinements, je faisais un peu d’escalade en hiver, ce qui me permettait de me renforcer d’une manière plus ludique que du renforcement pur. En hiver, je fais aussi du ski de randonnée et du snowboard, mais c’est ponctuel, plus pour le plaisir que pour l’entraînement. Le renforcement musculaire, je devrais en faire plus, mais avec les confinements, le fait de ne plus pouvoir le faire en groupe m’a démotivée. Chez moi, ça ne me passionne pas de faire des squats dans mon salon. J’ai besoin de plaisir, et je marche beaucoup au plaisir, justement.
Et dans une journée type, combien de temps passes-tu à t’entraîner ?
Ça dépend, mais en moyenne, je m’entraîne environ vingt heures par semaine, avec de grosses variations selon les périodes. En compétition, bien sûr, c’est beaucoup plus, car on roule non-stop. En général, je m’entraîne six jours par semaine avec une ou deux sorties longues, entre six et huit heures parfois. La plupart du temps, mes sorties restent accessibles pour n’importe qui, deux ou trois heures, mais je les fais avec plus d’intensité.
Intéressant ! Je me demandais si tu faisais des sorties de 300 kilomètres tous les week-ends. Donc, c’est très gérable dans un quotidien !
Oui, c’est ça. La régularité est importante, mais je ne fais pas des très longues distances tout le temps.


Les courses d’ultra
Et selon toi, quelle est ta plus grande force qui te permet de faire ces distances incroyables ?
Je pense que c’est la passion, mais aussi une bonne dose de ténacité. Je suis très têtue. Pour moi, il est plus difficile d’abandonner que de continuer, même dans les moments durs. D’ailleurs, je n’ai encore jamais abandonné une course d’ultra. Donc, oui, la ténacité, ça aide !
Ça semble être une qualité essentielle ! Et pour les femmes qui souhaiteraient se lancer, quels sont, selon toi, les aspects les plus importants à considérer avant de se lancer dans l’ultra ?
Y aller progressivement, contrairement à ce que j’ai fait ! Cela permet de ne pas se dégoûter, de construire son expérience, de prendre confiance et d’apprendre de ses erreurs. Se renseigner avant est essentiel, comme en lisant des ressources en ligne, sur des blogs ou des vidéos YouTube. Mais il faut aussi se lancer sans attendre que tout soit parfait, car il y aura toujours des imprévus. Même moi, je fais encore des erreurs et j’apprends à chaque course.
Je trouve ça important ! En plus, je pense qu’en tant que femmes, on a encore plus tendance à attendre d’être prêtes avant de se lancer.
Oui, je pense que c’est pour ça qu’il y a moins d’abandons chez les femmes dans les courses d’ultra par rapport aux hommes. Les femmes ne se lancent pas sans préparation. Un homme pourrait se dire : ‘Je suis costaud, je vais y arriver’, alors qu’une femme sera plus prudente. Mais finalement, c’est une force aussi.
Et justement, comment choisis-tu les courses auxquelles tu participes ?
Principalement au coup de cœur. Si je vois des photos qui me donnent envie de découvrir un pays ou des paysages, je vais avoir envie de participer. Le défi entre en jeu aussi. Par exemple, la Silk Road Mountain Race au Kirghizistan : c’est une course de VTT de 1800 kilomètres à travers le pays. Je ne faisais pas de VTT, et c’était hyper isolé, donc bien plus difficile que les courses sur route en Europe, où tu sais que tu trouveras toujours de quoi te ravitailler. Là-bas, c’était une autre histoire, avec l’altitude et les conditions. Mais c’était ce défi qui m’attirait. Après avoir gagné plusieurs courses sur route, j’avais moins de challenge et je me suis orientée vers des courses off-road, où je suis moins à l’aise. Cela représente un vrai défi pour moi.
Et comment gères-tu le ravitaillement et le sommeil sur ce type de course ?
Quand il y a peu de points de ravitaillement, il faut tout planifier en amont, et je prends toujours de quoi manger avec moi. J’aime bien des aliments comme les compotes et les barres Baouw, qui sont naturelles et pleines de micronutriments. En course, je privilégie des repas rapides et froids, comme les sandwiches, qui sont assez équilibrés et caloriques. C’est essentiel d’avoir des calories compactes et faciles à digérer. En Europe, j’aime m’arrêter dans les boulangeries, pour prendre un sandwich, un dessert… c’est réconfortant et plein de calories ! Mais ça dépend aussi des goûts de chacun.
Et pendant les courses, il y a des moments où tu en as marre, où tu te dis “mais qu’est-ce que je fais là ?” Comment surmontes-tu ça ?
Bien sûr, ça arrive sur pratiquement toutes les courses de plus de deux ou trois jours. C’est quasi inévitable. On a des hauts et des bas, et même en étant passionnée, rouler vingt heures par jour pendant une semaine, ça peut devenir difficile. Parfois, je me mets des mini-objectifs pour avancer, en me disant que si j’arrive à un certain point, je pourrais manger, me reposer un peu, et généralement, ça aide le moral. Parfois, il suffit de manger ou de dormir pour que le moral remonte. Je découpe souvent les objectifs en petites étapes, et je me récompense en fonction des objectifs atteints.
L’évolution personnelle à travers l’ultra
Tu te fixes des petites “carottes” ! Et l’ultra-cyclisme, qu’est-ce que cela t’a appris sur toi-même, tant physiquement que mentalement ?
Cela m’a appris que j’étais capable de bien plus que je ne l’imaginais. J’ai pris confiance en moi. Je suis passée dans des podcasts, même dans des émissions comme Stade 2. Petit à petit, je suis devenue plus à l’aise pour m’exprimer en public. Comme pour le vélo, avec la pratique, on se sent plus à l’aise. Cette discipline m’a permis de m’émanciper et de comprendre qu’il fallait suivre ses rêves, malgré les peurs des autres. Au pire, si on échoue, ce n’est pas grave, on apprend et on réessaye.
Soutien de la famille et de la communauté
Merci, c’est tellement inspirant ! Et justement, comment ton entourage, ta famille, tes amis, ont-ils réagi à ta décision de te lancer dans l’ultra-cyclisme à plein temps ?
Mes parents étaient un peu inquiets, comme tous les parents. Avant même d’en faire mon métier, quand je partais en voyage dans des endroits isolés, ils n’étaient pas rassurés. Mais à force de leur montrer que c’était réfléchi, ils ont fini par être rassurés. Aujourd’hui, ils me soutiennent pleinement.
L’ultra-cyclisme peut sembler solitaire. As-tu réussi à te créer un réseau de soutien ?
Oui, même si je suis encore assez seule dans ma pratique, la communauté de l’ultra-cyclisme est très sympa. On se retrouve souvent en course, on partage des conseils… Et sur les réseaux sociaux, j’ai une communauté qui m’encourage beaucoup. Cela fait plaisir quand on me dit que j’ai inspiré quelqu’un à se lancer dans le bikepacking. J’ai aussi mes amis et ma famille qui me soutiennent, même s’ils ne sont pas dans ce milieu.
C’est vraiment important, ce soutien. Et tes sponsors ?
Oui, j’ai quelques sponsors, comme Liv, une marque de vélo féminine. Cela fait plaisir d’être accompagnée de ce côté-là.


Prochains objectifs
Super ! Et pour la suite, quels sont tes prochains objectifs ?
Je réfléchis encore au calendrier de l’année prochaine, mais sur le long terme, j’aimerais faire moins de courses et me concentrer sur des aventures personnelles. J’ai commencé à diversifier avec des aventures de vélo-ski et de bike rafting. L’idée est d’acquérir de nouvelles compétences pour pouvoir être autonome dans des aventures encore plus grandes. Peut-être d’autres records, sûrement des courses, mais aussi des défis un peu plus longs. Je continue de progresser et d’apprendre, c’est vraiment ce qui me motive.
Conseils pour les femmes souhaitant se lancer
On a hâte de suivre ça ! Pour terminer, aurais-tu des conseils pour les femmes qui veulent se lancer dans l’ultra mais n’osent pas encore franchir le pas ?
Comme je l’ai dit, il faut y aller progressivement et ne pas hésiter à trouver des groupes pour rouler avec des gens plus expérimentés. Participer à des stages, par exemple, comme ceux que l’on organise aux Terrasses du Lac, permet de se lancer en confiance avec d’autres femmes. Il ne faut pas attendre d’être totalement prête, mais commencer par de petites aventures. Par exemple, moi, j’avais fait un 400 kilomètres en Alsace, près de chez mes parents, sans trop me préparer, pour tester. C’était une micro-aventure, mais cela m’a aidée à prendre confiance. Il faut y aller pas à pas et se dire que la plupart des gens sont bienveillants.
Suivre Nathalie
Merci pour ce partage, Nathalie ! Où peut-on te retrouver en ligne ?
Il y a mon site, Nathalie Baillon, qui est pour l’instant une vitrine mais que j’aimerais développer, et je suis surtout présente sur Instagram et YouTube. Il y a aussi Strava pour ceux qui veulent suivre mes parcours et récupérer des traces GPX.
- Site web: https://www.nathaliebaillon.com/
- Instagram: https://www.instagram.com/nathalie_baillon/?hl=fr
- YouTube: https://www.youtube.com/@nathaliebaillon
- Strava: https://www.strava.com/athletes/5006295
Merci beaucoup Nathalie pour cet échange ! Une chose que je retiens, c’est que tu fonctionnes beaucoup au feeling, en écoutant tes envies et ton plaisir, et c’est une chouette leçon à retenir. Que l’on fasse de l’ultra comme toi ou des choses plus simples, l’essentiel, c’est le plaisir ! Merci encore, et à bientôt !

