Ultracyclisme: quand tout ne se passe pas comme prévu avec Louisa Moreau

Dans cet épisode du podcast, j'ai reçu Louisa Moreau qui a témoigné sur son premier ultra à vélo, qui ne s'est pas du tout passé comme elle l'avait imaginé...
Regarder l’interview en vidéo
Ecouter le podcast
Résumé de l’épisode
Pour sa première participation à un ultra-cyclisme, Louisa Moreau a découvert une expérience plus dure, plus intense et plus déroutante qu’elle ne l’imaginait. Dans cet épisode, elle revient sur ces six jours sur le vélo, les douleurs, les moments de rupture mentale, la chute, puis cet étrange silence intérieur qui a suivi l’arrivée. Un récit honnête sur la face cachée de l’ultra que peuvent rencontrer certaines personnes.
Une sportive venue de la montagne
Louisa grandit à Chamonix. Le ski et le trail occupent une grande place dans son enfance. Elle découvre le vélo bien plus tard, au Québec, où elle pratique le VTT pendant quatre ans. Son retour en France la pousse vers le vélo de route, une discipline plus accessible dans sa région lorsqu’on n’a ni VTT électrique, ni groupe formé pour les sorties en montagne. Cette transition l’amène progressivement à tester d’autres formats… jusqu’à tenter un ultra.
L’ultra : une épreuve qui bouscule
Dès le jour 2, Louisa ressent des douleurs importantes aux genoux, alors que le vélo avait pourtant été un outil essentiel dans sa rééducation après une rupture des ligaments croisés puis une fracture de la rotule. Elle appelle son kiné, qui identifie le problème. Avec quelques ajustements de position, la douleur se calme, mais la fatigue, elle, s’installe.
Comment soutenir La Sportive Outdoor?
L'une des façons de nous soutenir est de faire vos achats via nos sites partenaires.
L'idée n'est évidemment pas de vous pousser à la consommation: n'achetez que ce dont vous avez besoin mais, lorsque vous le faites, passer par nos liens nous aide car nous touchons ainsi une petite commission sans aucun coût supplémentaire pour vous.
Vous pouvez par exemple en ajouter certains en favoris pour vos prochains achats. Pensez à accepter les cookies de nos partenaires dès l’arrivée sur leur site.
- i-Run: jusqu'à -50% pour les soldes
- Alltricks: jusqu'à -50% pendant les soldes
- Ekosport: jusqu'à -70% pour les soldes
- Intersport: jusqu'à -50% pour les soldes
- Alpinstore: jusqu'à -70% pour les soldes
- Compressport: jusqu'à -50% pour les soldes
- Decathlon: plein de produits en solde
- Tonton Outdoor: jusqu'à -70% pour les soldes
- Lyophilisé.fr: jusqu'à -40% pour les soldes
- Andros sport: frais de port offerts avec le code SPORT24
- Ekoi: jusqu'à -70% pour les soldes
Pour plus de façons de nous soutenir, c'est ici.
Elle raconte aussi ce moment inattendu où, sans prévenir, les émotions déferlent : « J’ai passé une heure à pleurer comme une madeleine sur mon vélo. » Une libération brutale qui lui redonne un peu d’énergie avant que le mental ne reparte dans d’autres directions plus sombres.
La suite est compliquée par une chute : hématomes, plaies, inconfort permanent. Chaque heure ajoute une nouvelle difficulté et il faut composer avec tout.

Une arrivée dans le vide
Au moment de franchir la ligne, aucune euphorie, aucune fierté : « Franchement, c’est hyper triste à dire, mais rien du tout. »
Les jours suivants, elle vit une forme de léthargie. Elle raconte n’avoir quasiment aucun souvenir clair de certains moments, comme si son cerveau avait mis tout en pause. Pendant un mois, elle ne touche plus son vélo, et se surprend elle-même à ressentir de la peur à l’idée de remonter dessus.
Elle réalise plus tard que ce phénomène est fréquent après un ultra : un mélange d’épuisement, de saturation émotionnelle et de confusion.
« On ne perd pas son badge de cycliste »
En partageant son ressenti dans un post Instagram, Louisa écrit une phrase qui va parler à beaucoup de monde :« On ne perd pas son badge de cycliste si, pendant un temps, on n’a plus envie de pédaler. »
Elle reçoit alors des dizaines de messages. Beaucoup de personnes lui avouent culpabiliser de ne plus rouler, de ne plus avoir envie, ou d’avoir l’impression de « ne plus être cyclistes ». Cette réaction massive lui montre à quel point cette idée est ancrée : on pense devoir mériter sa place dans le vélo.
Elle insiste pourtant sur l’essentiel : on peut aimer le vélo tout en prenant des pauses, en changeant de discipline, en testant des choses sans les aimer comme cela a été son cas avec l’ultra. « Il y a autant de façons d’être cycliste qu’il y a de personnes qui aiment le vélo. »
Liens
- Instagram: https://www.instagram.com/louisalalilala/

