Partir seule à vélo de Paris à Budapest avec Mathilde Sipos

Dans cet épisode du podcast la Sportive Outdoor, j'ai reçu Mathilde Sipos, plus connue sous le pseudo En route Mathilde, pour qu'elle partage avec nous le récit de son voyage de paris à Budapest à vélo en solo.
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Résumé de l’épisode
Rencontrée par hasard au sommet du col de la Furka en Suisse, Mathilde Sipos, plus connue sur Instagram sous le pseudo « En Route Mathilde », s’est confiée à mon micro ur son aventure hors norme : relier Paris à Budapest seule à vélo. Pour cette habituée de la randonnée en montagne, ce périple de 2 000 km représentait un défi physique inédit, mais surtout une quête de dépassement psychologique et un retour aux racines familiales.
Un hommage aux racines et à la liberté de mouvement
Le choix de Budapest comme destination n’est pas dû au hasard, mais constitue un hommage à son grand-père d’origine hongroise. Mathilde souhaitait retracer à l’envers l’histoire de sa famille : alors qu’il n’avait que 4 ans, son grand-père s’était retrouvé bloqué en Hongrie pendant sept ans au début de la Seconde Guerre mondiale, les frontières étant devenues infranchissables. « Mon idée (…) c’était de montrer la chance qu’on a, nous en Europe actuelle, de pouvoir traverser autant de frontières avec autant de simplicité, simplement sur mon petit vélo ».

Une préparation éclair et minimaliste
Mathilde a monté ce projet en très peu de temps, recevant son vélo et son équipement seulement cinq jours avant son départ de la tour Eiffel. Équipée par ses sponsors, elle a opté pour un setup de bikepacking sur un vélo de type gravel, pour un poids total d’environ 23 à 24 kg incluant la tente et le réchaud.
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Des épreuves techniques aux douleurs physiques
Le voyage a été marqué par plusieurs phases critiques. En Suisse, Mathilde a réalisé que son braquet (le plateau avant du vélo) n’était pas adapté au dénivelé alpin. Elle a bénéficié de l’entraide de la communauté cycliste lorsqu’un magasin de vélo a démonté une pièce sur un modèle neuf pour l’installer sur le sien.
Cependant, la difficulté physique l’a rattrapée sous la forme d’un syndrome de l’essuie-glace aux genoux, l’obligeant à une pause forcée d’une journée. Cette période de doutes intenses, où elle craignait de ne pas pouvoir continuer, a été surmontée grâce au repos et à une adaptation de son itinéraire.

La traversée de l’Autriche et l’arrivée à Budapest
Le passage en Autriche a marqué un « switch » mental important. Face à 800 kilomètres de plat restant à parcourir, Mathilde a retrouvé la certitude d’atteindre son but, enchaînant des étapes de 100 km par jour. Malgré une solitude parfois pesante et une fatigue accumulée, elle est arrivée à Budapest accueillie par un bar français, « Le Troquet », et une dizaine d’abonnés présents par hasard.

Les leçons d’une aventure introspective
Au-delà de l’exploit, Mathilde tire de cette aventure une leçon sur l’acceptation de soi et la gestion de l’insatisfaction chronique. Elle confie avoir réalisé qu’il était difficile d’être pleinement fière de soi après 2 000 km, l’esprit cherchant déjà le projet suivant. Son conseil final pour celles qui hésitent à se lancer est de ne pas attendre d’être « 100% sereine » ou parfaitement préparée, mais de décomposer son projet en étapes accessibles dès aujourd’hui.

Liens
Instagram: https://www.instagram.com/enroute_mathilde/

