Voyager seule en Asie à vélo avec Agathe Sorato

Mise à jour le 16/09/2025
agathe-sorato

Dans cet épisode de podcast, je reçois Agathe Sorato, qui a voyagé en solo durant 4 mois en Asie du Sud-Est à travers le Laos, le Cambodge et la Thaïlande et partage avec nous son expérience.

Laurène Philippot
Laurène Philippot
Laurène est la fondatrice du média. Cycliste (bikepacking, route et gravel), traileuse et randonneuse, elle est amoureuse de nature et particulièrement de montagne!

Regarder l’interview vidéo

Ecouter le podcast

Résumé de l’épisode

Partir seule à vélo pendant quatre mois à travers le Laos, le Cambodge et la Thaïlande : c’est le défi qu’a relevé Agathe Sorato. UX designer parisienne passionnée de sport, elle a choisi le voyage à vélo pour réaliser un rêve longtemps repoussé. Dans cet épisode, elle raconte sa préparation, ses joies, ses galères, et ce qu’elle a appris de cette aventure en solo.

De l’idée au départ : un rêve devenu réalité

Agathe n’était pas une immense cycliste avant son voyage. Elle avait fait quelques itinérances comme la Vélodyssée, mais jamais plus de cinq jours consécutifs. L’occasion s’est présentée lorsqu’elle a pu poser six mois de congé. Une rupture amoureuse a bouleversé ses plans initiaux, mais elle a décidé de transformer cette période en opportunité : réaliser son rêve de longue date, voyager seule à vélo.

L’Asie du Sud-Est s’est imposée comme destination idéale : une région sûre, abordable, avec de nombreuses infrastructures et un climat propice au voyage en janvier.

Préparer l’itinéraire et le matériel

Avant de partir, Agathe a tracé les grandes lignes de son parcours, s’inspirant de cartes, de témoignages de voyageurs et d’outils comme Komoot. Mais elle a vite compris qu’il faudrait surtout improviser au quotidien, en fonction des routes disponibles et des hébergements.

Elle a choisi un vélo solide, un Genesis Croix de Fer, équipé de sacoches Ortlieb Gravel. Sans tente ni réchaud, elle a opté pour la légèreté, comptant sur les guesthouses et petits hôtels pour se loger. « On m’avait dit que je prendrais trop d’affaires… et c’était vrai ! » confie-t-elle en riant.

agathe-sorato

Entre galères et émerveillements

Les conditions de route variaient beaucoup selon les pays : poussière rouge et chaleur au Cambodge, sable et dénivelé difficile au Laos, routes plus faciles mais circulation dense en Thaïlande. Agathe a parfois dû pousser son vélo sous 45 degrés, manquer d’eau ou affronter la solitude.

Mais elle a aussi vécu des moments inoubliables : les sourires et encouragements des enfants, l’accueil bienveillant des habitants, ou encore cette arrivée émouvante sur le Mékong après 150 km en une seule journée.

Voyager seule : une expérience transformatrice

Agathe appréhendait de voyager seule. Finalement, la solitude a été à la fois une difficulté et une force. Elle a appris à lâcher prise, à faire confiance à la route et à elle-même, et à accepter de ne pas tout planifier.

Elle souligne aussi l’importance d’Instagram et des communautés en ligne pour créer des liens et se sentir connectée malgré les longues heures en solitaire. « Aujourd’hui, je fais plein de choses seule sans attendre après les autres. Ce voyage m’a donné confiance en moi. »

Et après ? De l’Asie à l’ultra-cyclisme

À peine rentrée, Agathe s’est inscrite à la Desertus Bikus, une course d’ultra-cyclisme de 1200 km et 16 000 m de dénivelé en Espagne. Un nouveau défi qui prolonge l’élan de son aventure asiatique.

Un conseil pour se lancer

Agathe encourage toutes celles qui hésitent à franchir le pas : « Il faut oser et ne pas trop réfléchir. Ce n’est pas grave de prendre un bus ou de faire peu de kilomètres. L’essentiel est que ça reste un plaisir. On en sort toujours grandi. »

Liens