Sport outdoor : comment protéger sa peau du soleil avec Stéphanie Leclerc-Mercier, dermatologue

Mise à jour le 10/02/2026
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Dans cet épisode, j'ai reçu le docteur Stéphanie Leclerc-Mercier, dermatologue, pour parler de sports outdoor, peau et protection solaire. Un épisode riche en apprentissages!

Laurène Philippot
Laurène Philippot
Laurène est la fondatrice du média. Cycliste (bikepacking, route et gravel), traileuse et randonneuse, elle est amoureuse de nature et particulièrement de montagne!

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Résumé de l’épisode

Dermatologue et traileuse passionnée, le docteur Stéphanie Leclerc-Mercier décrypte les enjeux de la protection solaire pour les athlètes. Entre idées reçues et conseils techniques, elle livre les clés pour concilier performance et santé cutanée.

Une expertise au service des sportifs

Le Dr Stéphanie Leclerc-Mercier possède un parcours intéressant : après une longue expérience hospitalière et dans l’industrie dermo-cosmétique, elle exerce aujourd’hui en cabinet et à l’INSEP, où elle s’occupe de la peau des sportifs de haut niveau. Sa double casquette de dermatologue et de pratiquante de trail lui permet d’aborder la question solaire sous un angle très concret. « On voit de plus en plus de sportifs qui ont des pathologies liées au soleil », constate-t-elle, citant notamment les cancers cutanés et le vieillissement prématuré de la peau comme conséquences majeures d’une exposition prolongée sans protection.

Comprendre les rayons UV : UVA vs UVB

La protection repose d’abord sur la compréhension des menaces. Stéphanie Leclerc-Mercier distingue deux types de rayons :

  • Les UVB : Responsables des coups de soleil, ils sont plus intenses en été, en altitude et entre 12h et 16h.
  • Les UVA : Présents toute l’année, même par temps couvert, ils pénètrent plus profondément et sont les principaux responsables du vieillissement cutané et des cancers.

« Le nuage, en fait, va bloquer la sensation de chaleur… mais les UV passent à travers », prévient-elle. L’altitude est également un facteur aggravant : l’indice UV augmente de 10 % tous les 1 000 mètres de dénivelé.

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La stratégie de protection : le textile d’abord

Contre intuitivement pour certains, la crème solaire n’est que le dernier rempart. La dermatologue prône une hiérarchie claire :

  • Le textile : C’est la protection la plus efficace. Elle recommande de privilégier des vêtements techniques avec un indice UPF 50, qui bloque 98 % des UV.
  • Le chapeau et les lunettes : Indispensables pour protéger le cuir chevelu, les oreilles et les yeux.
  • La crème solaire : À réserver aux zones qui ne peuvent pas être couvertes (visage, mains, jambes).

Conseils pratiques pour la pratique sportive

Pour les sportifs, l’application de crème solaire présente des défis logistiques (transpiration, picotements des yeux). Le docteur apporte des solutions spécifiques :

  • Le format stick : Idéal pour le visage, il « coule beaucoup moins » et permet une application précise sans s’en mettre plein les mains.
  • L’indice 50+ : C’est la norme à adopter pour l’outdoor, car « on en met toujours moins que ce qu’il faudrait ».
  • Les zones oubliées : Les oreilles, la nuque, le dos des mains et le cuir chevelu (pour ceux qui ont les cheveux fins ou courts).

L’entraînement, le moment clé

Stéphanie Leclerc-Mercier insiste sur une distinction fondamentale entre la compétition et la préparation. « L’entraînement, c’est la majorité de notre temps sportif. Donc, il faut vraiment mettre le paquet sur l’entraînement ». Si la logistique d’une course peut rendre la protection complexe, aucune excuse n’est permise lors des sorties quotidiennes.

Son message final est une invitation à la vigilance responsable : profiter de l’extérieur tout en étant « strict » sur sa protection pour préserver son capital santé sur le long terme.