Relever le défi du Tour du Mont Blanc Cyclo avec Estelle Fischer

Mise à jour le 28/01/2026
estelle-fischer

Dans cet épisode du podcast, j'ai reçu Estelle Fischer pour qu'elle nous raconte son aventure sur la Cyclo du Tour du Mont-Blanc, une course cycliste mythique!

Laurène Philippot
Laurène Philippot
Laurène est la fondatrice du média. Cycliste (bikepacking, route et gravel), traileuse et randonneuse, elle est amoureuse de nature et particulièrement de montagne!

Ecouter le podcast

Regarder l’interview

Résumé de l’épisode

Dans ce nouvel épisode du podcast La Sportive Outdoor, nous partons à la rencontre d’Estelle, une cycliste alsacienne qui a bravé les sommets lors du Tour du Mont Blanc Cyclo. Entre préparation millimétrée et leçon de résilience, elle livre un témoignage inspirant sur la place des femmes dans l’ultra-endurance et la gestion des limites personnelles.

Une passionnée devenue ambassadrice du cyclisme féminin

Estelle a découvert le vélo par étapes, débutant par des voyages en famille avant de s’immerger totalement dans la discipline en accompagnant sa fille au club de VTT. Rapidement, la pratique est devenue une véritable passion, menant la cycliste jusqu’à un titre de championne nationale de cross-country en 2019.

Aujourd’hui polyvalente, elle explore toutes les facettes du sport, de la route au gravel, tout en s’engageant activement pour la visibilité des femmes. Après avoir participé à l’opération « Donnons des ailes au vélo », elle milite pour que les sportives s’approprient l’espace public et les pelotons, notamment à travers l’organisation de sorties mixtes où les femmes imposent leur propre rythme.

L’enfer et le décor du Tour du Mont Blanc Cyclo

Pour sortir de sa zone de confort, Estelle s’est lancée dans une épreuve très exigeante: le Tour du Mont-Blanc Cyclo, 330 kilomètres et 8 300 mètres de dénivelé positif à travers la France, l’Italie et la Suisse. Ce défi titanesque, qui impose de franchir cinq cols majeurs en moins de vingt heures et où les femmes sont sous-représentées — seulement une vingtaine sur 650 participants.

Elle a suivi une préparation rigoureuse de plus de dix heures par semaine. Ce programme intégrait non seulement des sorties longues, mais aussi du renforcement musculaire, du yoga et un choix technique précis de matériel pour affronter les pentes les plus raides.

estelle-fischer

Entre dépassement de soi et sagesse du renoncement

Sur les routes alpines, la réalité de l’effort a imposé ses propres règles. Malgré le plaisir trouvé dans les descentes techniques et la beauté des paysages, Estelle a dû composer avec des obstacles imprévus comme la densité du trafic routier et l’apparition de douleurs physiques persistantes au dos et aux pieds.

Arrivée au sommet du Cormet de Roseland à 22h30, à seulement quinze kilomètres du but, elle a pris la décision d’arrêter son effort. Loin de considérer cet abandon comme un échec, elle le revendique comme une preuve de maturité. En choisissant d’écouter son corps plutôt que de s’imposer une souffrance inutile hors des délais impartis, elle a transformé cette expérience en une victoire sur elle-même.

Un nouvel horizon vers l’ultra-endurance

Cette aventure n’est qu’un prélude pour Estelle, qui amorce aujourd’hui une reconversion professionnelle pour devenir monitrice de vélo. Forte des enseignements tirés de ses ascensions alpines, elle se projette déjà vers un objectif encore plus ambitieux : le Paris-Brest-Paris 2027 et ses 1 200 kilomètres.