2 300km en solo sur l’Hexatrek – L’aventure de Gala Moerlen

Partie seule pour traverser la France à pied, Gala Moerlen a marché 2300 km sur l’HexaTrek en quatre mois et demi. Une aventure entre forêts, bivouacs, rencontres et lâcher-prise, qui lui a permis de se reconnecter à elle-même et de clore une année sabbatique hors du temps.
Regarder la vidéo
Ecouter le podcast
Lire le résumé
En quatre mois et demi, Gala Moerlen a traversé la France à pied, de l’Alsace jusqu’à l’Atlantique, en suivant l’HexaTrek, un sentier de grande randonnée de 3000 km. Partie seule avec son sac à dos, elle a parcouru 2300 km en autonomie partielle, vécu l’imprévu, affronté la météo, expérimenté la solitude, rencontré des inconnus devenus amis… Une aventure marquante, qui clôturait son année sabbatique.
L’HexaTrek, ce n’était pas prévu… jusqu’au déclic
Initialement, Gala pensait terminer son année sabbatique sur le chemin de Stevenson. Mais un échange improbable dans les Rocheuses va tout changer : « C’est un gardien de refuge au fin fond des Rocheuses qui m’a dit “j’aimerais tellement venir en France pour faire l’Hexatrek” […] Et de ce jour où il m’a présenté l’Hexatrek, je me suis dit, ah mais c’est ça qu’il faut que je fasse, j’ai trop envie de faire ça. »
Sans préparation « sportive », mais avec l’envie
Pas de programme d’entraînement, peu d’anticipation. « J’avoue que je suis un peu partie la fleur au fusil, en me disant, essaye et vois jusqu’où tu arrives. » Une approche intuitive qui lui vaudra quelques douleurs au départ : « Je suis arrivée à Saverne en larmes dans la pharmacie en disant mais en fait, je ne peux pas continuer, j’arrête plus à poser les pieds par terre. »
Comment soutenir La Sportive Outdoor?
L'une des façons de nous soutenir est de faire vos achats via nos sites partenaires.
L'idée n'est évidemment pas de vous pousser à la consommation: n'achetez que ce dont vous avez besoin mais, lorsque vous le faites, passer par nos liens nous aide car nous touchons ainsi une petite commission sans aucun coût supplémentaire pour vous.
Vous pouvez par exemple en ajouter certains en favoris pour vos prochains achats. Pensez à accepter les cookies de nos partenaires dès l’arrivée sur leur site.
- i-Run: jusqu'à -40% pour les Race Days
- Ekosport: -10% sur l'univers ski de rando et de fond
- Intersport: nombreuses offres sur le streetwear
- Muule: 15% de promo avec le code VIP15
- Picture: jusqu'à -40% pour la fin de saison
- Decathlon: pas mal de bons plans
- Tonton Outdoor: de belles promos pour les Winter Deals
- Lyophilisé&Co: lyophilisés, nutrition sportive et matos de bivouac
Pour plus de façons de nous soutenir, c'est ici.
Avec un petit gabarit (1m53), le poids du sac devient vite un facteur-clé. « Le nerf de la guerre, c’est le poids, clairement, de ton sac à dos. » Elle adapte son matériel, allège ce qu’elle peut, change de chaussures – en prenant deux tailles au-dessus – et apprend vite : « Je me suis arrêtée, j’ai renvoyé encore des trucs par la poste qui étaient dans mon sac à dos. »
Une rando à son rythme
Gala adopte un rythme doux, fait des pauses dès qu’elle en ressent le besoin, et avance en moyenne entre 20 et 25 km par jour : « Je suis lente. J’adore m’arrêter, regarder, faire des photos, me poser dans un endroit où je me dis, tiens, là, je vais me faire une tisane. »
Pas de pression de performance, juste l’envie de vivre l’expérience à sa manière : « J’avais envie en tout cas de le prendre, de faire cet exatrec, de me l’approprier, de le faire comme moi. »
Bivouac, rencontres et moments suspendus
Elle bivouaque environ 60 % du temps : « La première nuit sur l’exatrec où j’ai mis ma tente dans la forêt, je n’ai pas fait souvent de faire du bivouac comme ça toute seule… Et du coup, j’étais comme une gosse, j’étais surexcitée, j’écoutais tous les bruits, je n’allais pas dormir. »
À côté de cette solitude choisie, elle découvre aussi une solidarité bien réelle : « Le nombre de gens qui m’ont invité à manger, à dormir, qui m’ont dit “Venez, je vous amène au supermarché, on va faire des courses.” En fait, la vie est hyper facile. »
Météo, galères et choix personnels
La météo n’a pas été tendre cette année-là : pluie, canicule, neige, orages… Et parfois, des situations limites : « J’ai fait une méga gastro en bivouac sans point d’eau […] Je pense que ce n’est pas loin de la pire nuit de ma vie. » Ou encore cette nuit dans les Pyrénées où elle se retrouve seule dans un pierrier avec une tempête annoncée : « J’ai vraiment eu un moment où je me suis sentie super vulnérable. »
Gala a aussi dû faire un choix difficile : ne pas faire la section alpine de l’HexaTrek du fait de la neige. « C’était un petit deuil à faire, mais je pense que ça va avec le fait de se faire une aventure qui te correspond. »
Une expérience transformatrice
Au-delà de la marche, Gala décrit une aventure profondément personnelle : « De toute ma vie, je n’ai jamais eu aussi peu de charge mentale. » Elle évoque aussi un rapport renouvelé à soi : « Je dirais que c’est toujours assez agréable de laisser ses rêves remonter à la surface et que l’aventure est potentiellement au coin de la rue pour qui a envie de la saisir. »
Et pour celles qui hésitent encore, elle conclut avec un message simple et puissant : « S’il y a des femmes qui nous écoutent et qui ont envie de se lancer ou qui hésitent, je pense que j’ai un seul mot à leur dire, c’est foncez. »
Suivre Gala
- Instagram: https://www.instagram.com/gala.moerlen/
- Hexatrek: https://www.hexatrek.com/

