Marcher, courir, avancer : le chemin de Priscilla Bernard face au cancer du sein

Publié le 30/09/2025
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Dans cet épisode de podcast, je reçois Priscilla Bernard, marraine 2024 de la course La Strasbourgeoise, pour parler du cancer du sein qui l'a touchée et de l'importance du sport lors de la maladie.

Laurène Philippot
Laurène Philippot
Laurène est la fondatrice du média. Cycliste (bikepacking, route et gravel), traileuse et randonneuse, elle est amoureuse de nature et particulièrement de montagne!

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Résumé de l’épisode

Diagnostiquée d’un cancer du sein en 2023, Priscilla Bernard a traversé une année de traitements lourds avant d’entrer en rémission. Marraine de la course La Strasbourgeoise en 2024, elle témoigne aujourd’hui de l’importance du dépistage et du rôle salvateur de l’activité physique pendant et après la maladie.

Un diagnostic inattendu

Priscilla découvre sa maladie de manière fortuite : une douleur, une palpation, une grosseur inhabituelle. Très vite, elle choisit la biopsie pour obtenir une réponse claire. Le verdict tombe : il faut se battre contre un cancer du sein.

Opération, chimiothérapie, radiothérapie… En décembre 2023, les traitements lourds s’achèvent. Elle poursuit depuis un suivi régulier avec un traitement médicamenteux quotidien et des injections.

Annoncer et traverser

À l’annonce du diagnostic, Priscilla s’empresse de prévenir sa compagne, puis réfléchit à la meilleure manière d’expliquer la situation à sa fille de trois ans et demi. Un album jeunesse, Ma maman est une pirate, devient un précieux support pour aborder la maladie avec des mots d’enfant.

Côté professionnel, l’enseignante se met en arrêt, reprend progressivement en février 2024 à temps partiel, puis retrouve son poste à temps plein en novembre de la même année.

Le sport comme respiration

Avant la maladie, Priscilla n’était pas une sportive de compétition mais courait régulièrement. Pendant les traitements, elle s’accroche à une mission donnée par sa chirurgienne : sortir marcher au moins trente minutes par jour.

Quand son corps le permet, elle court ou pratique le rameur à domicile. Ces moments deviennent une véritable bouffée d’air frais: « Je me sentais libre et vivante. C’était ma façon de contribuer au traitement », explique-t-elle.

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Un engagement pour le dépistage et l’activité physique

Devenue marraine de La Strasbourgeoise en 2024, Priscilla porte deux messages forts :

  • le dépistage précoce : indispensable, même en dehors de la tranche d’âge ciblée par le dépistage organisé (50-75 ans) ;
  • l’activité physique : pas besoin de performance, simplement bouger, marcher, courir un peu, sortir respirer.

Elle constate que la peur freine encore de nombreuses femmes : peur du diagnostic, peur des traitements. Son témoignage vise à montrer qu’il est possible de traverser la maladie et de continuer à avancer.

Le soutien d’un club et de nouveaux défis

Depuis sa rémission, Priscilla a intégré un club de course à pied. Chaque mardi soir, elle enfile ses baskets pour partager un entraînement collectif : « Je suis toujours en queue de peloton, mais peu importe. C’est un rendez-vous fixe, un moment de plaisir. »

Avec d’autres femmes touchées par la maladie, elle prépare aussi un défi inédit : parcourir 100 km à vélo entre Strasbourg et Mulhouse à l’automne 2025, puis participer à la course Les Mulhousiennes.

Message final

À celles qui hésitent à se faire dépister ou à bouger pendant la maladie, Priscilla adresse un message simple d’espoir. « Le sport, même modeste, est une respiration. Et le dépistage, c’est se donner plus de chances d’aller mieux. »