S’imposer comme mécanicienne et restaurer des vélos vintage avec Laureline

Dans cet épisode du podcast La Sportive Outdoor, j'ai reçu Laureline, à la tête de l'atelier de réparation et restauration de vélos anciens Vintage Queen Bike Repair, qui partage ses aventures en tant que mécanicienne de vélos vintage sur YouTube et Instagram.
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Résumé de l’épisode
Laureline, mécanicienne cycle et créatrice de contenu à la tête de l’atelier Vintage Queen Bike Repair, s’est donné une mission singulière : prouver que les vélos vintage sont « très chouettes » et qu’il faut cesser de les jeter.
Dans cet épisode de podcast, elle partage son parcours atypique, des bancs de l’école de commerce jusqu’à son atelier où elle redonne vie à des pépites mécaniques des années 70 à 90.
Un parcours hors des sentiers battus
Rien ne prédestinait Laureline à la mécanique vélo. Bonne élève, elle suit un parcours prestigieux : bac S, classe préparatoire littéraire (Hypokhâgne et Khâgne) puis un Master en école de commerce.
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C’est la réalité financière qui la rattrape à la fin de ses études : pour rembourser un prêt étudiant de 30 000 euros, elle devient vélo-taxi à Nice. N’ayant pas les moyens de s’acheter un vélo neuf, elle se tourne vers des modèles d’occasion à 50 ou 60 euros qu’elle apprend à restaurer elle-même.
Son véritable apprentissage se fait à l’atelier associatif niçois Via Velo. Sous l’aile de Roger, un bénévole de l’association, elle passe des journées à observer et à mettre les mains dans le cambouis.
En 2015, elle lance sa première entreprise, Once Upon a Bike, avant de créer officiellement Vintage Queen Bike Repair en 2017. Contrairement aux idées reçues, son nom de marque ne fait pas référence à la « petite reine » mais à son personnage préféré, Evil Queen, de la série Once Upon a Time !
S’imposer en tant que femme dans l’atelier
Le passage au statut de professionnelle n’a pas été sans embûches, Laureline ayant dû affronter les préjugés d’un milieu très masculin. Que ce soit lors de son expérience en grande surface de sport ou dans son propre atelier, elle a souvent été confrontée à des clients demandant à « parler au mécano », ne l’imaginant pas capable de répondre à des problèmes techniques complexes.
Sur les réseaux sociaux, où elle a d’abord communiqué pour se différencier, elle a également essuyé une vague de « mansplaining » de la part d’une audience très masculine et s’amuse aujourd’hui de certains commentaires. Forte de cette expérience, elle s’est aussi donné pour mission de montrer aux femmes que la mécanique n’est pas un domaine réservé aux hommes.

Le quotidien de la restauration : entre passion et défis
Travailler sur des vélos vintage est un défi permanent, car chaque pièce peut devenir un petit combat entre la mécanicienne et la machine. Laureline apprécie la « mécanique pure » et les projets qui la mettent en difficulté, notamment ceux que d’autres vélocistes ont refusés.
Elle porte une affection particulière pour certaines marques et modèles, comme Bianchi pour son célèbre vert céleste, Peugeot qui est made in France et internationalement connu, ou encore Mercier.
Laureline possède plus de 150 vélos en attente de restauration et des sacs entiers de pièces d’époque, provenant d’achats de lots ou de dons d’abonnés.
Une vision tournée vers la transmission
Aujourd’hui, Laureline ne se contente plus de réparer ; elle est devenue une véritable créatrice de contenu. Chaque vidéo YouTube représente entre 6 et 8 heures de montage pour un format court, et peut prendre jusqu’à deux semaines de travail pour les formats longs.
Son prochain objectif, son « Graal », est d’atteindre les 100 000 abonnés sur YouTube et Instagram. Elle espère ainsi créer une communauté massive capable de propager le message que les vélos anciens méritent une seconde vie.
En parallèle, elle développe une activité d’accompagnement et de coaching pour aider d’autres passionnés à développer leurs réseaux ou leurs compétences.
Son conseil pour les femmes qui hésitent encore à se lancer dans la mécanique est simple et direct : « Lancez-vous », sans se soucier des remarques désobligeantes.

