Voyager à vélo en solo – Mes conseils pour se lancer

Si voyager seule à vélo peut faire peur au premier abord, c’est une expérience extraordinaire qui peut réserver de belles surprises, à condition d’y être bien préparée. Pour vous guider, voici mes conseils pour vous guider et que vous osiez vous lancer!
Les craintes du voyage solo
La solitude
Un des freins des cyclistes qui veulent se lancer dans le voyage en solitaire est la peur de la solitude. Pourtant, on ne fait jamais plus de rencontres que lorsque l’on voyage seule. D’autant plus à vélo, objet de curiosités des locaux. Ceux-ci, impressionnés par notre forme physique et notre audace, viennent souvent nous parler, nous inviter à manger ou à dormir chez eux.
Certaines applications telles que Warmshowers et Couchsurfing facilitent ces échanges et permettent d’entrer en contact avec des locaux plus facilement. Vous pourrez partager des tranches de vie avec eux.
Enfin, les autres voyageurs à vélo croisés sur le chemin sont généralement heureux d’échanger leur expérience avec un semblable et vous partagerez éventuellement un bout de route ensemble.
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L’inconnu
L’inconnu fait peur mais est-ce que ce n’est pas non plus pour cela que l’on part? Pour découvrir de nouvelles contrées, de nouvelles cultures ou découvrir ce dont on est capable?
Pour limiter cette appréhension et ne garder que l’excitation, il peut être utile de se renseigner sur la destination avant de partir. Lire le blog d’autres voyageurs à vélo, regarder des vidéos YouTube de personnes qui se sont lancées avant nous, acheter un guide. Pour avoir un ressenti plus spécifique, on peut poser des questions sur des forums ou des groupes de femmes voyageant seules qui existent sur Facebook par exemple.
Les ressources nous permettant de nous faire une idée du pays que l’on veut visiter sont nombreuses. Tout dépend du degré de surprise que vous souhaitez garder!


L’insécurité
Pour se sentir en sécurité, il est utile de s’informer sur les endroits à éviter, les comportements à adopter et la législation du pays avant de partir. Le site France diplomatie ou les sites d’ambassades sont de bonnes ressources dans ce cas, même s’ils peuvent faire un peu peur en ne listant que le négatif. Et si vous êtes française, n’oubliez pas de vous inscrire sur le site du fil d’Ariane pour recevoir des alertes en cas d’événement important sur votre lieu de séjour.
Pour une première expérience, on peut rester proche de chez soi, dans un environnement connu et rassurant, au contact de la civilisation. Et pour rassurer ses proches, on peut leur communiquer notre itinéraire et partager sa géolocalisation, mais aussi activer le détecteur de chutes sur son GPS qui alertera automatiquement les contacts choisis, s’il en est muni.
Si vous optez pour le bivouac mais que vous avez peur de dormir dans la nature, vous pouvez demander aux habitants de planter votre tente dans leur jardin. Souvent, vous serez invitée à partager un bon repas et parfois même à dormir à l’intérieur. Sinon, il faudra chercher un endroit discret, à l’abri des regards et planter la tente plutôt à la tombée de la nuit.
Concernant la sécurité du vélo et du matériel, il existe plusieurs solutions de cadenas légers ou d’alarmes qui évitent les vols opportunistes. Personnellement, j’évite de laisser mon vélo sans surveillance dans les grandes villes et privilégie les villages pour faire mes emplettes. Il faut garder les objets de valeur sur soi plutôt que sur le vélo et une copie des documents importants sur un cloud en cas de perte ou de vol.
Mais même si des mésaventures arrivent, il ne faut pas oublier que la plupart des personnes rencontrées seront bienveillantes et enclines à vous aider.


Pourquoi partir seule ?
La liberté
Un des grands avantages du voyage solo pour moi est la liberté qu’il offre. On a le choix de son itinéraire, de son allure, de ses arrêts et de ses visites.
Si le voyage à plusieurs peut être enrichissant, il peut aussi vite tourner au cauchemar si l’on a pas les mêmes envies et attentes que ses compagnons. Cela peut créer de la frustration au sein du groupe et les émotions des uns et des autres peuvent être difficile à gérer.
Seule, on n’a pas de contraintes, cela libère d’une grosse charge mentale. On peut laisser place aux imprévus, prendre des détours, décider de s’arrêter plusieurs heures à un endroit sans risquer de ralentir le groupe ou au contraire enfiler les kilomètres à toute allure!


Une expérience enrichissante
Paradoxalement, on fait plus de rencontres lorsque l’on voyage seule. On est plus ouverte, plus attentive à son environnement et donc davantage en contact avec les autres et la nature.
En groupe, on a tendance à rester entre soi. Lorsque l’on est seule, on va davantage vers les autres, pour demander son chemin, où trouver à manger, où dormir. Les locaux sont aussi plus enclins à venir nous parler, nous inviter chez eux. Cela peut engager de belles conversations avec les autochtones qui sont toujours curieux de savoir d’où l’on vient et jusqu’où l’on va avec nos montures.
Seule, on prend aussi davantage le temps de regarder autour de soi, d’apprécier. On écoute la nature, on observe des animaux et on s’émerveille. Il n’ y a pas de pression.
La connaissance de soi
Partir en solitaire, c’est prendre des décisions seule, se débrouiller. Cela peut être un amplificateur de confiance. On a un grand sentiment d’accomplissement lorsque l’on réussit à surmonter un obstacle seule et petit à petit la confiance se construit. On agrandit sa zone de confort et on part dans des aventures de plus en plus folles.
Seule, on a aussi beaucoup de temps pour l’introspection. J’aime assimiler le voyage à vélo à de la méditation en mouvement. On a du temps pour réfléchir, se questionner, se découvrir. Parfois, on se laisse aussi aller à la contemplation, on est dans l’instant présent et on se laisse porter par les éléments. En retournant à l’essentiel, on apprend à se connaître.


Préparer son départ
Choisir son itinéraire
Avant de partir, il faut choisir une destination et planifier son itinéraire selon le nombre de kilomètres et le dénivelé positif que l’on veut parcourir chaque jour. Il faut aussi prendre en considération le type de terrain selon le vélo avec lequel on veut partir et vérifier que l’on peut se ravitailler régulièrement en eau et en nourriture. Pour une première expérience, il vaut mieux ne pas partir sur un itinéraire trop isolé.
Des blogs tels que celui-ci ou bikepacking.com permettent de récupérer des traces ou de s’en inspirer. On peut aussi chercher les itinéraires cyclables répertoriés comme les EuroVélo en Europe par exemple. Cela assure d’un parcours approprié aux cyclotouristes avec les services nécessaires On sait également qu’on ne sera pas seule, beaucoup de voyageurs à vélo empruntant ces voies vertes.
Mais cela peut être excitant de tracer sa propre route. Cela nécessitera un peu plus de recherches ou de flexibilité sur le terrain mais des applications comme Komoot permettent cela. Le site est communautaire et on peut même voir les recommandations des autres usagers.


Sélectionner son matériel
Avant de choisir son matériel, il va falloir réfléchir de quelle manière l’on veut voyager. On ne va pas prendre les mêmes affaires si l’on souhaite voyager très léger avec le strict minimum pour couvrir un maximum de distance par jour ou si on privilégie la lenteur et le confort.
Cela va aussi dépendre du budget et du degré d’autonomie que l’on souhaite. Est-ce que l’on dort dehors ou à l’hôtel? Est-ce que l’on souhaite cuisiner ou est-ce que l’on peut se ravitailler régulièrement sur le parcours? Il y a plusieurs questions à se poser avant de faire ses bagages. Encore une fois, internet regorge de ressources à ce sujet.
Pour un premier voyage, je vous conseille de privilégier ce que vous possédez déjà. Peut-être avez-vous un sac de couchage que vous utilisez pour vos randonnées? Un sac étanche et des sangles qui peuvent vous servir de sacoche? Ce ne sera pas forcément le plus optimisé mais cela limitera vos dépenses et vous pourrez toujours investir dans une tente ultra légère et compacte lorsque vous aurez plus d’expérience.
Avant tout, il faut du matériel avec lequel vous êtes confortable et que vous avez pu tester en amont. Il n’y a rien de pire que de devoir monter une nouvelle tente à la tombée de la nuit, sous la pluie et sans notice. Prévoyez une micro aventure sur 2 jours avant votre grand voyage pour tester votre matériel et être certaine de n’avoir rien oublié.
Et n’oubliez pas de prendre quelques éléments de réparations pour le vélo, le matelas, la tente, etc. Il n’est pas toujours aisé de trouver des pièces de rechange à l’étranger.

Élargir ses connaissances
Avant de partir, il est bon d’apprendre les réparations de base sur son vélo. À minima, savoir changer une chambre à air et y apposer un patch. Vous pouvez profiter de l’expérience d’une connaissance ou aller dans un atelier de réparation participatif. Ou même regarder un tuto sur YouTube si vous n’avez accès ni à l’un ni à l’autre. C’est moins compliqué que ça en a l’air et ça devient de plus en plus facile avec l’expérience.
Apprenez également à vous orienter, à vous servir de votre GPS et de votre matériel. Quelques sorties de test avant le grand saut peuvent vous donner confiance dans vos compétences. Travaillez votre optimisme et votre capacité d’adaptation qui seront de gros atouts lors d’imprévus au cours de votre voyage.
Étudiez le climat, la culture, la géographie de votre destination, apprenez quelques mots de la langue du pays. Cherchez où vous pouvez dormir et manger, si vous pouvez prendre votre vélo dans le train et dans quelles conditions… Plus vous en saurez et moins vous vous sentirez perdue.


Lancez-vous!
Le voyage à vélo en solitaire est un voyage à la fois géographique et spirituel. Il vous transforme, vous permet de vous découvrir, vous ouvre aux autres et au monde. Alors mettez vos craintes de côté et embarquez dans une aventure à 2 roues, vous en ressortirez enrichies!

